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Maka : "On avait genre 1 % de chances, et j'y croyais vraiment."

Il y a 1 heure

Éliminé de la RLG Tesla Cup et de la course au Major de Singapour, après une défaite face à #GamerLegion en match décisif de la phase de groupe, Bryan "⁠@Maka" Canda est allé répondre aux questions d'HLTV. Pour sa première interview sous ce nouveau tag #ENVY, après un départ logique de chez #3DMAX, le sniper français est revenu sur les résultats difficiles lors des derniers événements, comme la Digital Crusade DraculaN et la Stake Pulse Beat III, sur le fait de louper le PGL Major Singapore 2026, mais aussi sur le poids de porter le nom de son nouveau club.

Crédit Photo : Blast

Cette interview a été réalisée par Dimitrii pour HLTV. La version originale de l’interview est disponible ici.

Toutes mes condoléances pour cette défaite. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné pour vous sur cet événement ?

Beaucoup de choses. Beaucoup trop de choses, je dirais. Il nous a clairement manqué quelque chose côté terroriste ces derniers temps. On a réussi à y remédier grâce au playbook, en ajoutant des stratégies et des tactiques. Mais au final, à force de répéter les mêmes choses, l’adversaire finit par nous lire. C’est donc très difficile de trouver l’équilibre entre nos automatismes et des fondamentaux de CS qu’on peut appliquer à n’importe quel match. Et je pense que ce sont ces fondamentaux qui nous ont manqué récemment.

En arrivant sur cet événement, aviez-vous encore l’espoir du Major, ou aviez-vous essayé de faire une croix dessus ?

Je ne sais pas. Ce n’est pas un sujet qu’on a abordé après la DraculaN. On savait clairement qu’on avait laissé passer notre chance sur les trois derniers événements. On avait peut-être 1 % d’espoir, et honnêtement, à titre personnel, j’y croyais vraiment, mais c’était un objectif très difficile à atteindre. Pour moi, la clé était donc de continuer à prendre confiance au fil des matchs, avec cet état d’esprit : battre n’importe qui sur n’importe quelle map, simplement pour gagner en confiance. Voilà.

Cette campagne de LAN tier 2 n’a donc pas été une réussite pour votre équipe, avec en plus une défaite ici face à un adversaire diminué. Quels sont les gros chantiers sur lesquels vous allez travailler, et quelle est la suite pour l’équipe ?

Il y a beaucoup de choses à travailler. Je pense que la priorité sera la communication et trouver le bon équilibre dont on a besoin. Mais d’une certaine manière, on l’a plus ou moins trouvé. C’est plutôt une question d’implication, d’avoir cette envie de gagner et de tout donner dans les comms. On a la chance d’avoir accès aux comms d’équipes du top niveau sur YouTube : karrigan (Finn Andersen) les publie, par exemple, tout comme Falcons ou Vitality. On regarde aussi d’autres équipes de temps en temps, et on voit qu’il faut continuer à donner 100 % à chaque instant, à n’importe quel moment du round ou du match, même sur des rounds perdus, etc., pour avoir la meilleure attitude possible en jeu. Et c’est vraiment ce qui nous manque.

Mentalement, on connaît trop de hauts et de bas, parce que certains joueurs se laissent trop emporter par leurs émotions envers eux-mêmes. Pas envers leurs coéquipiers, mais envers eux-mêmes : ils sont trop durs avec eux-mêmes et trop focalisés sur le résultat. Quand on joue en pensant uniquement à gagner ou à perdre, ce n’est jamais bon, parce qu’on se laisse affecter par l’issue du match. C’est clairement un point à travailler : au final, il faut gagner, mais ce n’est pas là-dessus qu’on doit se focaliser pendant les matchs.

Vous avez récemment signé chez ENVY, au terme d’un long processus de développement avec l’organisation. Que représentent pour vous ce tag historique et le soutien qui va sans doute avec ?

Je suis très reconnaissant, honnêtement. Il y a dix ans, je n’aurais jamais imaginé jouer un jour sous cette bannière et avec ce tag. Je suis très heureux, parce que beaucoup de légendes françaises de CS ont joué sous les couleurs d’ENVY. Elles ont gagné un Major sous ce nom. Et je suis content qu’ENVY nous ait fait confiance pour ramener ce tag sur la scène CS. Ces derniers temps, nos résultats n’ont pas été bons. On ne montre pas qu’on peut être une bonne équipe et faire honneur au tag ENVY. Mais je crois sincèrement que ça compte énormément pour tout le monde dans l’équipe. On joue vraiment pour le maillot, et on en est très heureux.

Merci à HLTV de nous avoir permis de traduire et diffuser cette interview en français. L'intégralité du contenu reste la propriété de HLTV. La version originale de l'interview est disponible ici.

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