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Malgré un parcours encourageant cet été, #Astralis a vu son aventure à l'Esports World Cup 2026 s'arrêter en seizièmes de finale face à #G2. À l'issue de la rencontre, @HooXi a accepté de revenir sur la progression récente de son équipe, les enseignements tirés des derniers mois et sa réputation de leader exigeant auprès de ses coéquipiers.
Merci de prendre le temps avec nous HooXi. Journée compliqué pour vous aujourd'hui, vous avez très bien commencé sur Ancient. Je ne vais pas dire « comme d'habitude ». Et puis, sur Dust 2, vous avez commencé à avoir un peu de mal, on sait que ce n'est pas vraiment votre point fort, contrairement à Ancient. Pourquoi pense-tu que c'est le cas ?
Je pense que, sur Ancient, on a tous beaucoup de facilité à comprendre les situations. Quand est-ce qu'on est dans une bonne situation ? Quand est-ce qu'on est dans une mauvaise situation ? Et comment les gens réagissent, etc. Sur Dust 2, c'est l'inverse. Je pense qu'on a du mal avec les fondamentaux. On ne comprend pas vraiment comment, tu sais, tirer le maximum de chaque situation, si tu vois ce que je veux dire ? Au plus haut niveau, tout se joue sur de petits pourcentages, et ils sont simplement meilleurs que nous à ce niveau-là. Et on va devoir revoir comment régler ça.
La fin de la saison dernière a été un peu décevante pour vous. Je vous ai vu frustré, notamment après certaines défaites. Comment expliquez-vous ce manque de forme sur la dernière partie de la saison, et qu'avez-vous mis en place cet été pour pouvoir rebondir, puisque vous avez très bien performé à Malte ?
Je pense que le début de la saison dernière était vraiment bon. Et puis, progressivement, on a commencé à mettre de plus en plus de structure parce qu'on était frustrés par le fait qu'il y avait trop d'erreurs, et on s'est dit que peut-être que plus de structure pourrait changer ça ou, en tout cas, régler le problème. Mais au contraire, ça s'est retourné contre nous. On a pris moins de risques et obtenu moins de récompenses, mais on faisait toujours autant d'erreurs.
Et puis, au final, au Major, c'était juste un « Hail Mary », une tentative désespérée pour essayer quelque chose de complètement nouveau, et ça n'a pas marché. Et ça, c'est pour moi.
Maintenant, je dirais que c'est plus libre. Tout le monde est plus à l'aise. Ils font ce qu'ils aiment. Et je pense que les gens sont beaucoup plus performants quand ils se sentent à l'aise et qu'ils participent à l'élaboration des plans de jeu.
Donc je pense qu'on est revenus à ce qu'on aimait, au style avec lequel on avait commencé. Et je pense que ça convient mieux aux joueurs. Et je pense que c'est aussi pour ça qu'on arrive maintenant à donner du fil à retordre aux meilleures équipes.
Vous avez dit récemment dans une interview avec KRL je te cite : « I'm fucking toxic ». Qu'est-ce que tu voulais dire par là, et comment gères-tu ça avec les gars ?
Je pense que, quand je dis que je suis « putain de toxique », je veux simplement dire que j'attends beaucoup de mes coéquipiers. Et quand ils ne jouent pas au niveau dont je sais qu'ils sont capables, je suis déçu. Et puis, je suis quelqu'un de très direct et parfois, ça sort de manière un peu trop dure.
Mais je pense que, sans trop m'envoyer de fleurs, j'ai vraiment fait du bon travail depuis le Major pour être plus positif, garder une bonne énergie et peut-être, vous savez, impliquer les gens et les tirer vers le haut au lieu de les tirer vers le bas.
Donc, au fond, je suis toujours « toxic as fuck », mais c'est mieux maintenant.
Merci beaucoup pour ton temps.