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Vainqueur et MVP de l'IEM Major Cologne 2026, Ilya "@m0NESY" Osipov nous a accordé une interview dans laquelle il revient sur cette consécration tant attendue, sur le lourd fardeau des huit finales perdues avant celle-ci, et sur l'émotion partagée avec @NiKo sur la scène. Le Russe nous confie également sa vision pour la suite de la saison avec sa nouvelle équipe.
Pour commencer, félicitations. Quelles ont été les premières émotions qui te sont venues après le dernier round ?
Euh… « On a gagné le Major. » Pour être honnête, ma première… je ne sais même pas comment décrire ça. Tu es juste… Pendant les deux premières minutes, je n’arrivais pas à croire que ça venait d’arriver. Mais avec le temps qui passait, j’ai commencé à comprendre. Quand j’ai vu Niko, le Niko heureux sur la scène après la finale, je ne sais pas… J’ai failli pleurer sur scène.
Est-ce qu’il y a un moment où tu as commencé à sentir que le trophée serait pour vous pendant la dernière carte ?
Euh oui. À un moment, quand on commençait à gagner des rounds en terro, quand il y avait 11-8 je crois… Mais j’essayais de ne pas penser au trophée. Je me concentrais sur chaque round pour essayer de les terminer proprement. Le plus important, c’était de rester dans le match et de ne pas penser au trophée, au fait que tu peux le soulever, car c’est là que tu tombes dans le piège, parce que parfois tu veux aller trop vite, tu veux finir la partie trop vite, et tu tombes dans ce piège : tu étais proche, mais tu perds. Donc tu ne veux pas ça. Tu veux gagner le plus proprement possible. Et après, tu peux lever le trophée et y repenser.
À Rotterdam, Aymen nous a dit que vous essayiez d’être à votre “peak” de forme pour le Major. Quelle a été la stratégie pour y parvenir ?
Finn est arrivé dans notre équipe, karrigan, avec un style différent, des idées différentes, une façon de jouer différente, bien sûr. On devait apprendre à mieux se comprendre et à être sur la même longueur d’onde. Lors de nos trois derniers tournois, on a joué trois finales. Je pense que c’est un très bon résultat. Et évidemment, le résultat au Major est plutôt bon puisqu’on a battu toutes les meilleures équipes du monde. Je suis très heureux. Je suis très fier de ce qu’on a montré pendant cet événement, parce que le chemin a été très difficile pour nous.
Qu’avez-vous ressenti en accomplissant votre quête du Major ici à Cologne, la cathédrale de Counter-Strike ?
J’ai l’impression d’être l’homme le plus heureux du monde en ce moment, pour être honnête. C’est ce que je ressens. Je me souviens des huit grandes finales que j’ai jouées avant celle-ci et que j’ai perdues. Celle-ci donne une sensation… comment dire… de libération de la pression. J’ai l’impression de relâcher toutes les émotions que j’ai traversées ces une, deux dernières années. Et j’ai aussi l’impression que tous les haters ont disparu. C’est ce que je ressens.
On t’a vu regarder ta médaille. C’est ton premier titre de MVP d’un Major. Qu’est-ce que ça fait d’être l’élément clé du succès de ton équipe ?
Je suis très, très fier de mon équipe. Je ne pensais pas que j’allais gagner ce titre, je ne pensais même pas à le gagner. J’essayais seulement de gagner le Major, c’était le plus important. Mais évidemment, cela montre qu’individuellement je suis à un bon niveau en ce moment dans le jeu. Donc tout finit par payer.
Tu parlais de NiKo en larmes sur scène. Est-ce que c’est le moment qui restera gravé dans votre mémoire après cette victoire ?
Oui, cela restera pour toujours dans ma mémoire parce que c’est quelqu’un de très proche pour moi, un ami très proche et je suis extrêmement heureux et extrêmement fier de lui. Ce qu’il a montré aujourd’hui, ainsi que toutes les épreuves qu’il a traversé dans le passé, c’était pour ce moment. C’est l’histoire et aujourd’hui, on l’a fait, on a écrit l’histoire.
Que peut-on espérer de vous et de votre équipe pour le reste de l’année ?
J’espère, j’espère, j’espère qu’on gardera les pieds sur terre, qu’on continuera à travailler, à s’entraîner et qu’on se souviendra tous de ce moment, parce que ce genre de moment est rare et il faut s’en souvenir. Donc j’espère simplement qu’on continuera à obtenir de bons résultats.
Dernière question. Allez-vous célébrer ce moment ? Allez-vous faire la fête ce soir ?
Je ne sais pas pour la fête. Je ne suis pas un grand amateur de soirées. Mais je veux célébrer cela avec tous mes proches, avec tous mes amis, avec tous les joueurs, avec toute mon équipe. Et oui, peut-être qu’on va faire un peu la fête aujourd’hui. Les gars, on est champions, on le mérite !
Félicitations et merci encore !
Merci beaucoup ! Merci beaucoup !